Des dizaines de fromages ont disparu ces trente dernières années en France, encore davantage ont été créés. Pour les défenseurs du terroir le patrimoine est menacé. Pour les industriels du secteur ,on constate au contraire le dynamisme d’un pays qui compte un millier de variétés.
"Plus d'une cinquantaine de fromages" ont été "rayés de la carte" en trente ans, affirme l'Association Fromages de Terroirs. Parmi les fromages disparus ou en voie de disparition : le bleu de Termignon, le vacherin des Bauges, le vacherin d'Abondance, le reblochon du Mont-Cenis... "Il est très difficile de faire machine arrière", même si "certains ressortent la tête de l'eau, comme la fourme d'Ambert", ou ont été "relancés comme le fromage de Bergues", souligne la présidente de l'association, Véronique Richez-Lerouge.
L'association, qui revendique 400 adhérents et le parrainage de nombreux grands chefs comme Paul Bocuse ou Anne-Sophie Pic, déplore le manque de "visibilité" des fromages au lait cru manque de moyens pour faire de la publicité.
Autre danger : "la raréfaction des productions" du fait du vieillissement de producteurs qui "n'ont pas su instaurer la culture de la transmission", "l'uniformisation de la distribution" avec un nombre de détaillants divisé, selon elle, par deux en vingt ans, la culture "du rendement et du volume", des contrôles sanitaires harcelants, le manque d'information des consommateurs.
Une analyse largement contestée par le leader du marché, le groupe Lactalis (douze marques). "Globalement, on a un patrimoine fromager qui est plutôt vivant, plutôt bien conservé", avec "une variété de fromages extraordinaire", estime Luc Morelon, responsable de la communication.
Selon lui, la disparition de fromages traditionnels est "totalement marginale". M. Morelon dénonce "une conception complètement romantique du problème", une "approche élitiste" d'amateurs urbains "à très haut pouvoir d'achat". "Ce ne sont pas les grands groupes qui font disparaître les fromages" mais le manque de successeurs aux producteurs et le changement de modes de vie, affirme-t-il. "L'essentiel de la population" souhaite "des produits pratiques à utiliser et qui ont un goût relativement fiable, régulier", estime-t-il.
Cent douze fromages ont été créés en 2006, soit 23 de plus qu'en 2005, selon le Centre Interprofessionnel de l'Economie Laitière (CNIEL). Les fromages "créés de toutes pièces par les services marketing des entreprises fromagères occupent désormais 27% du marché", précise le Centre interprofessionnel de documentation et d'informations laitières. Exemples : "Squizzi le fromage liquide", décliné dans les "variétés bleu, camembert, chèvre", ou les "billes de fromage de chèvre avec inclusion" de saumon fumé, miel ou tapenade.
Beaucoup de ces "fromages" disparaîtront d'ici quelques années, n'ayant pas rencontré leur clientèle. Et seront remplacés par d'autres...
copyright : photos Marché International de Rungis





Vous citez comme disparus ou en voie de disparition : le bleu de Termignon, le vacherin des Bauges, le vacherin d'Abondance, le reblochon du Mont-Cenis...
Une autre explication est valable: certains producteurs afin de protéger la qualité et la zone de production ont obtenu l'AOC ( le reblochon par exemple - le vacherin je ne suis pas sur, quoi que)a partir de là il devient impossible aux fabricants de Reblochon en dehors de cette zone de lui donner ce nom. Tout comme le Champagne, qui ne peut être que de...Champagne. Ce qui n'est pas si mal pour la protection de la "marque" du fromage qui doit répondre à un cahier des charges de qualité. L'effet pervers étant qu'il empêche un homonyme d'exister, comme le "Joel Reblochon"par exemple!......
Rédigé par: Vénérable Godon | 27 mars 2007 à 10:52
pour tous ceux qui disent que ces fromages ont disparu je vous invite à vous rendre rapidement à la fromagerie Boujon à Thonon les bains (74) où Valérie et Frédérique Royer se feront un plaisir de vous faire déguster du vacherin d'Abondance, du bleu de Termignon et autres persillé de la Tarentaise, seul bémol pour le reblochon qui semble bien avoir complétement disparu.
vous voyez tout n'est pas perdu!
bonne dégustation.
Denis
Rédigé par: Denis Férault | 28 mars 2007 à 23:06
Tous les fromages n'ont pas vocation à être présents dans tous les points de vente de France et de Navarre...
Il faut savoir sillonner les terroirs de France et trouver des pépites locales ou régionales qui perdraient de leur charme (et du goût!) en allant en grande distribution.
Pour constater que notre patrimoine fromager est bien vivant, allez donc plutôt en crémerie traditionnelle qu'en super/hypermarché !
Pour preuve,saviez-vous que le Bleu de Termignon faisait partie des fromages obligatoires dans la réalisation des chefs d'oeuvre des finalistes MOF fromage de cette année ?
Rédigé par: Marie de Metz Noblat | 05 avril 2007 à 16:47
Le bergues..................
A bientôt à bergues, quelques précisions sur notre fromage
http://www.bergues.biz/gastronomie/index.html ou http://www.bergues.biz
Rédigé par: Daniel fr | 29 décembre 2008 à 20:49
BONJOUR J'AIS VU UNE EMISION QUI PARLAIS DU DANGER, ET DE LA DISPARITION DU FROMMAGE EN FRANCE.
JE SUIS SCANDALISE, QU'ON N'EN PARLE PAS PLUS,ET J'AIMERAI VENIR TRAVAILLER DANS UNE FERME CETTE HETE, POUR FAIRE DU FROMMAGE, ET POUR SAUVER LE SAVOIR FAIRE FRANCAIS.
JE SUIS A PERPIGNAN, MAIS JE PEUT ME DEPLACER N'INPORTE OU EN FRANCE. JE SUIS DISPONIBLE DU 8 JUIN AU 30 AOUT.
EN ATTENTE D'UNE REPONCE. MERCI.
Rédigé par: LE GARS loic | 29 mars 2009 à 17:43